Article rédigé en partie avec des élements fournis par une IA, devant être corrigé et amendé
Le nom de la ville rend hommage à Saint Éloi, qui est, de manière très appropriée, le saint patron des orfèvres, des forgerons et des métallurgistes !
1. Des origines agricoles au « Charbon de Terre »
Pendant des siècles, Saint-Eloy n’était qu’un modeste bourg agricole. Tout bascule au XVIIIe siècle. Bien que les habitants connaissaient l’existence de « pierres noires » qui brûlaient, ce n’est en 1768 que l’exploitation commence officiellement. À l’époque, on ramasse le charbon affleurant le sol ou dans de petites galeries artisanales.
2. L’âge d’or industriel (XIXe – début XXe)
C’est au XIXe siècle que la ville change de dimension. L’arrivée du chemin de fer (aujourd’hui supprimé) et la création de la Compagnie des Mines de Saint-Eloy transforment le paysage.
- L’essor démographique : La population explose. On fait venir de la main-d’œuvre de partout, notamment de Pologne et d’Italie, créant une culture locale riche et solidaire. Jusqu’à aujourd’hui nombreuses sont les familles vivant à Saint Eloy ayant des noms à consonance Polonaise.
- Le paysage minier : Les chevalements (ces grandes structures métalliques au-dessus des puits) deviennent les nouveaux clochers de la ville. Le Puits Saint-Joseph reste aujourd’hui l’un des symboles les plus marquants de cette époque.
3. Une ville de luttes et de progrès
Saint-Eloy n’était pas seulement un lieu de travail, c’était un foyer de vie sociale intense.
- Le syndicalisme : La dureté du travail au fond a forgé une identité ouvrière forte, marquée par de grandes grèves pour obtenir de meilleures conditions de sécurité et de salaire.
- L’urbanisme : Pour loger les mineurs, des cités ouvrières ont été construites, avec leurs jardins ouvriers, donnant à la ville sa structure actuelle « en archipel » (différents quartiers reliés entre eux).
4. Le déclin et la reconversion
Comme beaucoup de bassins miniers français, Saint-Eloy a dû faire face à la fin de l’ère du charbon après la Seconde Guerre mondiale.
- La fermeture : Les puits ferment progressivement jusqu’en 1978, date de la remontée de la dernière benne de charbon.
- L’héritage : La ville a réussi une reconversion courageuse, notamment grâce à l’implantation d’une importante usine de matériel d’isolation, tout en préservant sa mémoire à travers le Musée de la Mine.
Ce qu’il faut retenir aujourd’hui
Aujourd’hui, Saint-Éloy-les-Mines est une ville qui porte ses cicatrices comme des médailles de bravoure.
- Le Chevalement du Puits Saint-Joseph : haut de 40 mètres, a été édifié en 1926 et pèse 160 tonnes !
- La Maison de la Mine : Pour comprendre le quotidien des « Gueules Noires ».
- Le Plan d’eau : Aménagé sur d’anciens sites miniers, symbole du renouveau écologique de la ville
Sur les 30 dernières années (environ de 1995 à aujourd’hui), Saint-Éloy-les-Mines a vécu une phase de transition majeure. On est passé du deuil de la mine et à ses conséquences sociales, à une volonté farouche de modernisation et de transition écologique.
1. La consolidation du géant Rockwool
Si la mine appartient au passé, l’industrie est restée le moteur de la ville grâce à Rockwool (fabricant de laine de roche).
- Expansion : Dans les années 90 et 2000, l’usine a augmenté sa capacité de production (notamment en 1996 et 2007) pour devenir l’un des plus gros employeurs privés du département.
- Enjeux environnementaux : Récemment (en 2024-2025), des études approfondies sur la qualité de l’air ont été menées pour rassurer les habitants, montrant une volonté de concilier industrie lourde et santé publique.
2. La métamorphose du paysage (Le « Verdissement »)
La ville a entrepris de grands travaux pour effacer les stigmates industriels et améliorer le cadre de vie :
- Le Plan d’eau : C’est la grande réussite des dernières décennies. Ancien site minier, il est devenu un véritable pôle de loisirs et de biodiversité, attirant des touristes et des pêcheurs. Il dispose à proximité d’une aire gratuite pour camping-cars
- Réhabilitation urbaine : La ville investit massivement dans la rénovation thermique et l’amélioration de l’habitat en centre-ville pour attirer de nouveaux résidents.
3. Le tournant des énergies renouvelables
Symbole fort pour une ancienne ville charbonnière : Saint-Eloy se tourne désormais vers le soleil.
- Centrales Photovoltaïques :
- Le projet photovoltaïque de Saint-Eloy-les-Mines, initié en 2013, se situe au niveau d’une ancienne friche minière, utilisée pour des dépôts de cendres et de matériaux inertes issus de l’exploitation minière. Le site est traversé par une ancienne voie ferrée utilisée par les mines. Le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) de la commune a identifié ce site comme une zone sur laquelle il convient de valoriser les délaissés miniers. L’implantation de cette centrale solaire répondait à cette volonté de reconversion du site. Avec une production d’environ 6.500 MWh/an, la centrale solaire de Saint-Eloy-les-Mines produit l’équivalent de la consommation électrique d’environ 2.770 Français et évite le rejet dans l’atmosphère de près de 500 tonnes de CO2 chaque année
- En 2025, de nouveaux grands projets de centrales solaires au sol ont été lancés sur d’anciennes zones industrielles. C’est une boucle qui se boucle : la terre qui fournissait autrefois de l’énergie fossile accueille maintenant de l’énergie propre.
4. La culture comme résistance
La ville ne veut pas être une « cité-dortoir ».
- La Maison de la Mine : Elle s’est modernisée. Récemment, l’intégration d’outils numériques (salle immersive, 3D) a permis de transmettre l’histoire aux jeunes générations de manière plus ludique.
- Micro-Folie (Pays de Saint Eloy) : Micro-Folie, est un lieu culturel composé d’un musée numérique et d’un espace d’exposition et qui propose une programmation variée mêlant réalité virtuelle, ateliers créatifs, projections, conférences, jeux…
Porté par la Villette et le Ministère de la Culture, le dispositif s’appuie sur les trésors des plus grandes institutions et musées nationaux (Musée de Louvre, Château de Versailles, Centre Pompidou, Musée d’Orsay, etc.). - Médiathèque (Pays de Saint Eloy) : La médiathèque du Pays de St Eloy met à disposition du public livres, disques, films, revues, partitions et instruments de musique. Elle dispose également d’une salle de projection où régulièrement sont proposés par l’amicale laïque les films français les plus récents.
- Vie associative : Malgré une légère baisse démographique commune à beaucoup de petites villes de moyenne montagne, Saint-Eloy conserve une vie culturelle et sportive très dynamique pour sa taille (un peu moins de 3 500 habitants).
- La Fête des Vins et Saveurs du Terroir : événement emblématique de la ville depuis plus de 60 ans, organisée par la ville la Fête des Vins et Saveurs du Terroir offre une programmation riche avec de nombreuses festivités, et divertissements. Evidemment avec de nombreux exposants venus de toute la France pour proposer leurs produits et savoir-faire.
Les 30 dernières années ont été celles de la résilience. Saint-Éloy-les-Mines n’est plus « la ville du charbon », mais elle refuse de devenir une ville fantôme en misant sur l’industrie verte et le tourisme de nature.
Saint-Eloy-les-Mines en 1939-1945
9 et 10 juin 1944, une tragédie souvent méconnue à ne pas oublier
Un événement dramatique dans la petite histoire de Saint-Éloy-les-Mines
La Seconde Guerre mondiale est un chapitre important de l’Histoire de France, et la commune de Saint-Éloy-les-Mines a vécu deux journées dramatiques pendant cette période, au cours desquelles plusieurs victimes ont perdu la vie. Ce village aurait pu connaître les mêmes atrocités qu’Oradour-sur-Glane.
Un village minier marqué par les tensions de l’occupation
Au début du 20e siècle, Saint-Éloy-les-Mines, encore peu peuplée, se développe grâce à ses mines de charbon. En mars 1943, dans un rapport de police, la ville est qualifiée d’ »anti-armée allemande et anti-gouvernement Pétain », à la suite d’une enquête sur des graffitis et des dégradations visant des bâtiments de partisans du gouvernement de Vichy.
L’attaque du convoi allemand et la mort de Lionel DIONNET
Le 9 juin 1944, un convoi allemand traversant Saint-Éloy-les-Mines est attaqué par des maquisards des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Lionel DIONNET, jeune résistant, est tué pendant l’assaut. Le lendemain au cours des obsèques de ce jeune partisan, en représailles, l’armée allemande abat trois civils et arrête un otage pour un interrogatoire à Clermont-Ferrand où il sera fusillé.
Une embuscade en plein centre de Saint-Éloy-les-Mines
Ce vendredi 9 juin 1944, l’armée allemande, en repli vers la Normandie pour renforcer les troupes face au débarquement allié, traverse la place du marché de Saint-Éloy-les-Mines. Un motocycliste en tête de convoi est blessé. Les soldats, armés et entrainés, ripostent immédiatement, forçant les assaillants à se replier sur la route des Bayons. Gabriel DIONNET, isolé sur la place, continue à tirer à plat ventre au milieu de la place jusqu’à ce qu’il soit abattu. Après cet attentat, les allemands récupèrent leurs blessés et partent en direction de Montluçon tandis que le corps du maquisard est placé dans le bâtiment de l’ancienne mairie.
Les funérailles de Gabriel DIONNET et l’arrivée des troupes allemandes
Par patriotisme, la municipalité éloysienne décide d’organiser les obsèques de Gabriel DIONNET le lendemain, à 16h, en pleine journée de marché. L’information est largement divulguée malgré les obligations de discrétion imposées par les autorités occupantes.
Le 10 juin 1944, une foule imposante se réunit pour accompagner Gabriel DIONNET au cimetière, situé à l’époque à proximité du Vieux Bourg.
Vers 16h, informée de cette cérémonie interdite, l’armée allemande encercle la ville et tire pour disperser la foule.
Plusieurs habitants et visiteurs sont pris dans la violence de la répression.
Louis BRUN est tué dans son champ au-dessus du Vieux Bourg, d’une balle dans le dos (son corps est retrouvé vers 17h).
Émilie GROSBOIS, Alexandre DUPERRAY et Mme SOMMER, en route pour assister aux funérailles, décident de faire demi-tour au lieudit l’Eteillet. Emilie GROSBOIS est abattue. Alexandre DUPERRAY et Mme SOMMER se jettent à terre et emmènent ensuite le corps dans une maison voisine. en tentant de s’échapper.
Jeanne EGLIZAUD, née LAMOINE, habitante au Sucharet, vient chercher son fils parti aux obsèques après avoir entendu des coups de feu. Elle est tuée en pleine tête d’une rafale de mitrailleuse. Son fils, assisté de passants effrayés, ramènent la victime à son domicile.
La négociation en mairie et le sort de Rémy Beaune
Ismaël BEAULATON, maire remplaçant par intérim d’Alexandre VARENNE, est interrogé en présence du motocycliste de la Wehrmacht blessé la veille. Celui-ci demandait en représailles de tuer des otages et brûler la ville. Pour assister aux tractations en mairie, figuraient également Paul BROCHET, interprète et habitant de la commune, M. NODOT, directeur des mines de la Bouble, M. LOUSTEAU, directeur des Houillères du centre et Rémi DURIN, adjoint. Après d’âpres négociations, les Allemands repartent vers 19h en ne mettant pas le feu à la ville, mais en emmenant un otage, Rémy BEAUNE. Il est interrogé dans la prison du 92ème régiment à Clermont-Ferrand puis fusillé à Orcines le 13 juillet 1944.